Bilan de la marée noire en chine

En chine ce lundi 6 janvier, une catastrophe de
nature écologique. Le pétrolier iranien Sânchî, qui transportait 136 000 tonnes de
condensats, des hydrocarbures légers, a sombré le 14 janvier en mer de chine
orientale après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d’une collision avec
un cargo à environ 300 kilomètres à l’est de Shanghai. Trente-deux marins, dont
30 Iraniens et deux Bangladais, ont péri dans la catastrophe.

Une calamité qui a triplé de taille en l’espace de
quatre jours, couvrant désormais plus de 300 km2, selon des chiffres du
gouvernement chinois. Cette progression pourrait désormais s’étendre jusqu’aux
côtes sud-coréennes et japonaises qui sont potentiellement menacées.

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Des images prises par satellite ont permis de
détecter trois nappes d’hydrocarbures ce dimanche 21 janvier
mesurant au total 332 km2, a indiqué l’Administration nationale des océans. Cet
organisme avait fait état, mercredi 18 janvier, d’une marée noire de 101 km2. .
La marée noire se déplace vers le nord en raison des vents et des courants
marins, avait annoncé la semaine dernière l’administration océanique, menaçant
potentiellement les côtes sud-coréennes et japonaises

 

Le Sânchî gît à présent par 115 mètres de profondeur.
La quantité de polluants encore éventuellement présents dans le bateau n’est
pas connue. En plus de sa cargaison, il contenait, environ 1 000 tonnes de
diesel lourd pour faire tourner ses machines

Le condensat qu’il contenait est de type particulièrement
volatile et un des moins toxiques de sa catégorie dont “le spectre est
assez large”  pouvant ainsi
entrainer une pollution atmosphérique redoutée.

Des spécialistes ont déclaré que cet hydrocarbure a des
caractéristiques proches d’une essence très légère. Elle  est peu soluble et très évaporant. Malgré tout,
sa toxicité est bien réelle. Ce n’est évidemment pas inoffensif puisque qu’été  relevé que ses vapeurs sont à l’origine de la
mort de l’équipage, car en effet parmi  Les 32 membres d’équipage ont péri, seuls
trois corps carbonisés ont été retrouvés par les pompiers.

Outre, Le pétrole
s’est échoué dans l’une des zones les plus poissonneuses de Chine, le Zhou shan  les autorités chinoises et les experts redoutent surtout
les conséquences sur la biodiversité. En outre, cet accident survient alors que
les eaux de la mer de Chine souffrent déjà d’une pollution due à d’’important
trafic maritime de la région et à la surpêche. En brûlant
et en s’évaporant, s’il ne pollue pas en profondeur, ce condensat va provoquer avant
tout une très grosse pollution atmosphérique donc, d’  importantes conséquences sur les oiseaux. En
surface, le plancton risque d’être très pollué, ce qui aura un impact  direct sur les poissons qui migreront sans nul
doute vers d’autres eaux alors que la zone touchée est considérée comme  la plus importante pour la reproduction de
certaines espèces de poissons, de crustacés et de calamars, selon Greenpeace.
Elle se trouve aussi sur le passage de nombreux cétacés migrateurs comme la
baleine grise ou la baleine à bosse. Ce qui risque d’entrainer  un certain blocage sur l’économie chinoise mais
cette conséquence est un peu minimisée du fait du caractère volatile du
condensat.

A cet effet  un
ingénieur chinois de l’Administration nationale des océans, Zhang Yong, s’est
voulu confiant affirmant. Il s’agit de brut léger, et ce type de marée noire a
des conséquences bien moindres, comparé aux autres marées noires, car ce genre
de pétrole est spécialement volatil. La majeure partie est partie dans
l’atmosphère, alors il y a moins de conséquences pour l’océan

Quant au 1 000 tonnes de fuel brut, ils pourraient
prochainement toucher les côtes sud-coréennes et japonaises en fonction des
vents et des marées. “Une mini-marée noire”; affirme Christophe
Rousseau, comparée au 30 000 tonnes déversées par l’Érika au large de
la Bretagne en 1999. Techniquement, selon lui, impossible de parler de marée
noire avec le condensat, le terme ne désignant qu’une pollution massive par des
hydrocarbures

Greenpeace
a également souligné que le produit serait toxique tant qu’il ne serait pas
assez dilué pour être biodégradé ; ce qui devrait toutefois être rapide en
raison de sa légèreté.

 

“À
plus long terme, la vraie question pour la Chine est d’arriver à nettoyer cet
environnement horriblement pollué”, estime Richard Steiner.

                                                                            

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